Les délégués consulaires
Le nouveau rôle des délégués consulaires
:
Par la réforme des élections des CCI et le détachement des
délégués consulaires, on vise à renforcer la représentativité
des Tribunaux de
Commerce par l'élargissement du corps électoral de cette juridiction.
En effet les juges aux Tribunaux de Commerce seront dorénavant élus
par un collège composé majoritairement de délégués
consulaires, eux-mêmes élus par les chefs d'entreprise, auxquels
on ajoute par Tribunal les juges en exercice et anciens juges et membres en exercice
des CCI ayant leur activité dans le ressort du Tribunal concerné.
Pourquoi cette modification ?
- Le corps électoral qui constituait le vivier de recrutement des candidats
juges appelés à exercer des fonctions consulaires apparaissait trop
étroit ce qui entraîne une insuffisante diversité dans le
choix des juges avec une sous-représentativité des cadres dirigeants
: il passera de 251 électeurs à 364.
- Faire face à une "crise des vocations" à laquelle
l'élargissement pourrait remédier.
- C'est le résultat d'une démarche concertée afin que
l'ensemble des courants professionnels soient mieux représentés.
Le juge d'un Tribunal de Commerce met sa compétence au service
du monde économique dans 3 domaines :
- La prévention des difficultés des entreprises :
La loi actuelle comme les projets de réforme mettent à disposition
des outils (règlement amiable, procédure de conciliation) qui permettent
aux chefs d'entreprise dans un cadre amiable de passer un cap difficile à
condition qu'il y ait eu une anticipation suffisante du dirigeant. Il s'agit alors
d'un véritable "redressement économique".
- Le règlement des litiges et le contentieux entre commerçants
et/ou sociétés commerciales :
La variété des domaines d'activité économique dans
lesquels les litiges peuvent survenir est immense et nécessite une approche
judiciaire adaptée.
Le juge consulaire, lui-même chef d'entreprise ou cadre dirigeant, compte
tenu de son expérience, est le mieux placé pour prendre en compte
les spécificités techniques, commerciales ou financières
de litiges aussi différents afin de garantir une décision équitable.
- Le redressement de l'entreprise :
Au cours d'une procédure collective, le juge consulaire, chef d'entreprise
ou cadre dirigeant, est en situation d'apprécier l'impact des solutions
envisagées (plan de continuation ou de cession) sur l'environnement de
l'entreprise (l'emploi, les fournisseurs, les clients, les prescripteurs de l'entreprise).
Il sait apprécier la viabilité d'un plan de redressement présenté
par le débiteur ou le sérieux d'un plan de reprise proposé
par un cessionnaire.